On entend beaucoup ces temps-ci de la part des fonctionnaires qu'ils
n'ont rien volé. Que leur régime de retraite a été négocié de bonne
foi. Et bien c'est faux.
Ils l'ont extorqué. Comme ils ont aussi extorqué toutes leurs
demandes au fil des années (en menaces, grèves, chantage, en prenant les
contribuables en otages).
En 1974, lors du week-end rouge, comme la ville n'avait pas les
moyens d'acquiescer aux demandes salariales des pompiers, le maire Jean
Drapeau a refusé une partie des demandes syndicales. Par hasard, par la
suite, des feux se sont déclarés aux quatres coins de la ville dans des
quartiers pauvres où la majorité n'avaient pas d'assurances.
Les pompiers n'ont pas éteint les feux et plusieurs ont été ruinés
et jetés à la rue (environ 150 familles "sans fonds de pension," qui
elles n'ont jamais été dédommagées).
Le gouvernement libéral de l'époque de Robert Bourassa a plié et
fourni les fonds que la ville n'avait pas pour accéder aux demandes des
syndiqués.
Les chauffeurs d'autobus eux, ont fait geler les résidants de
Montréal par leur grève jusqu'à ce qu'ils obtiennent ce qu'ils
demandaient. L'histoire s'est répétée à chaque négociation, sous la
violence, l'intimidation, etc...
Si c'est ce qu'on appelle une saine négociation, on n'a pas les
mêmes critères. Désolé, mais en tant que payeur de taxes à Montréal, je
me sens extorqué.
Sachant que seulement quelques-uns de ces fonctionnaires résident
à Montréal et que la grande majorité demeurent en banlieue et ne
paient aucune taxe à Montréal.
J'espère que cette fois-ci le gouvernement ne cèdera pas aux menaces et aux violences qui pourraient survenir.